Nos productions - EARL l'Eole

Les céréales(Remonter en haut)

moisson été 2012semoir direct Vaderstaad

Les céréales cultivées sur les exploitations de notre secteur sont principalement, le blé, l’orge, l’avoine, le triticale et maïs .

Nous trouvons aussi  les oléagineux, colza , tournesol et lin et les protéagineux comme les pois, féveroles.

Chez nous , vous trouverez du blé tendre d’hiver, du blé améliorant et du blé dur pour une sole importante et de l’avoine , on parle de cereales d’hiver car elles sont semées entre septembre et novembre de chaque année

Cette année ,  nous innovons en implantant du triticale.

Le colza et le tournesol , qui sont des têtes de rotation, sont indispensables pour un bon équilibre dans les techniques culturales et sont donc présents sur l’exploitation.

Le maïs est  une plante que nous travaillons de différentes façons. Les feuilles et grains de Maïs sont coupés pour faire de l’ensilage , base de l’alimentation de nos vaches  et dans certains cas, les grains secs peuvent être moissonnés.

 

Nous avons deux types de sol, un sol pour la grande proportion , argilo-calcaire, séchant avec de très nombreuses pierres en surface et un sol que l’on trouve plus dans les parcelles situées en début de marais, les fonds de vallée, terre plus profonde , avec peu de pierre où l’on sème principalement le maïs,  nourriture des bovins .

Seulement, les fonds de vallée sont labourés pour le semis de maïs ; pour les autres cultures nous semons avec un semoir en semis simplifié, sans faire le labour avec la charrue.

Chaque année , avant le semis, nous choisissons les variétés des différentes céréales que nous allons mettre en terre. Ce choix se fait avec l’aides des techniciens  de la coopérative CEA et du négociant de  VSN et selon leurs catalogues et la disponibilité des semences sur le marché.

Fin août, pour le semis de colza et mi octobre pour les semis de blé,  après un passage de cover-croop uniquement, le semoir Vaderstad à disque est utilisé, plus précis et plus rapide. En utilisant ce matériel, nous faisons des économies de carburant car il y a un passage de tracteur en moins.

Les cultures mises en champs sont réfléchies au mieux  pour profiter  des structures de sol laissées par la culture précédente. Nous implantons année après année, par exemple Colza/blé dur/blé améliorant/tournesol/blé tendre/avoine. Pour les parcelles de maïs, on fait de la monoculture .

Toutes les interventions sur les parcelles ou îlots sont alors enregistrées  sur l’ordinateur de poche et dans le logiciel Isagri .

Les enregistrements indiquent la date  de l’opération réalisée, la surface travaillée, l’intrant ou produit utilisé, la variété de la culture et son numéro de lot identifié avec son PMG (poids mille grains), le fournisseur, la dose /ha.

Après le semis, commence un travail d’observation. Selon les conditions climatiques, les ravageurs et maladies des plantes apparaissent.

Par exemple;  des outils, comme des cuvettes jaunes, sont installées dans les parcelles de colza. Les insectes présents dans la cuvette sont comptées et selon leur nombre, une intervention phytosanitaire est envisagée ou pas.

Le choix du produit du traitement est choisi avec l’appui du technicien en faisant des tours de champs , suite aux  échanges avec les autres agriculteurs lors des rencontres avec le groupe  céréaliers de la chambre d’agriculture de la plaine de Niort et selon les bulletins d’information BSV( bulletin de santé du végétal) élaborés par Arvalis.

Si le dénombrement des insectes n’est pas suffisant, il n’y aura pas d’intervention chimique, les auxiliaires comme les coccinelles suffiront à détruire le ravageur défini.

L’intervention n’est pas automatique; le produit utilisé doit être homologué, consultable sur le site e-phy du gouvernement . L’enregistrement du traitement doit comporter le date de l’opération, l’îlot, la surface, l’intrant, le code du produit, la cible, la DAR, la dose /ha, la matière active.

Les interventions d’épandage d’engrais de type organique ou minéral sont réglementés par la directive européenne de 1991, dite Directive  Nitrates qui a pour but de protéger la ressource en eau souterraine et superficielle des pollutions azotées d’origine agricole. Avant même de pratiquer des épandages (fumier, lisier, engrais liquide ou solide), nous devons réaliser un plan de fumure . Après le calcul des résidus azotés de la  culture disponible sur la parcelle l’année précédente à notre nouvel assolement, après connaissance des besoins de la plante future à cultiver sur cette même parcelle,dans le respect des dates d’autorisation d’épandage, nous élaborons un plan qui nous calcule la quantité azotée à  apporter à la plante.

Nos fumiers et lisiers  sont analysés pour connaitre leur teneur en azote, nous tenons compte du nombre d’animaux présents sur l’exploitation, le temps de présence des animaux en bâtiment , la production laitière de la vache pour calculer la quantité d’effluents pouvant être épandue, la quantité maximale à ne pas dépasser est de 170 kg N/ha de surface épandable; nous sommes à 50 kg N/ha épandu sur l’exploitation.

Les jachères sont toujours présentes sur l’exploitation; le long des cours d’eau , les bandes enherbées sont nombreuses, et la  gestion des intercultures est aussi pratiquée.

Pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires, le pulvérisateur est équipé d’une barre de guidage ISA GPS+. Celle-ci permet par satellite, de se déplacer dans le champ à distance précise ( meilleur jallonage) ainsi elle  évite les croisements de l’appareil et la double utilisation de produit, tout comme il permet de sélectionner une zone du champ à traiter plutôt qu’une autre.

Le pulvérisateur , après fonctionnement, est rincé en bout de champ et aussi sur l’aire de lavage de  l’exploitation. Les résidus de l’appareil sont alors filtrés et les eaux usées de lavage vont vers un phytobac.

La récolte ou moisson est réalisée entre fin juin et fin juillet, la moissonneuse est en copropriété,avec le voisin, nous nous entraidons durant cette période de travail intense. Les remorques de grains sont livrées en coopérative  et sont vendues à différentes époques de l’année. Généralement, selon le cours des céréales sur le marché mondial , nous contractualisons des volumes (30%) au prix du MATIF, le reste est vendu selon les opportunités du marché en août après la récolte finie. 

La dernière récolte à  faire sur une céréale, est alors la récolte de paille. 2500 bottes sont bottelées , mises en tas et rentrées sous les bâtiments ou bâchées. Cette paille  sert à l’alimentation des vaches et à leur hygiène de couchage pour l’année . Nous retrouverons la paille usagée dans le fumier qui sera restituée au sol par épandage.

 

 

 

Le lait(Remonter en haut)

Vêlage d’une vache, naissance d’un veau.

Le troupeau est constitué de 235 animaux de race Prim’holstein. Nous avons 120 vaches laitieres/an qui passent en salle de traite et les autres, sont de jeunes vaches ou génisses de 0 à 24 mois qui assurent le renouvellement du troupeau.

Depuis mars, nous avons fait l’achat d’un taureau.

Les vaches et génisses restent dans les bâtiments tout au long de l’année.

La stabulation (habitat des vaches laitières) permet le logement de 114 vaches en logettes, du taureau, accueille la nurserie et la salle de traite qui fonctionne en 2X8 vaches, traite par l’arrière (accès au pis entre leurs pattes arrières).

La traite se déroule tous les matins de 6h30 à 8h45 et les soirs de 17h à 19h.

Le matin, la traite est effectuée par une femme de l’exploitation tandis que les hommes assurent l’hygiène (paillage, soins aux animaux) surveillance du troupeau pour la reproduction et l’alimentation.

Le soir, selon les périodes de travaux des champs, deux femmes suffisent à faire l’ensemble du suivi du troupeau.(traite et hygiène)

Nous travaillons un week-end sur trois et avons un peu plus de deux semaines de vacances par an.

 

Ensilage de vesce avoine .

 

Préparation de la mélangeuse.

Dans la mélangeuse (remorque verte), on introduit les différents aliments qui élabore la ration alimentaire. L’introduction des aliments , ensilage , paille, minéraux, concentrés sous forme de granules est fait avec le Manuscopique tous les matins puis la distribution a lieu le long des cornadis. Les vaches y ont accès à leur guise toute la journée.  En plus de la ration , selon leur niveau de production et leur date de vêlage, certaines vaches ont un complément individuel, en  distribution automatisée. Équipée d’un collier à puce, la vache est identifiée par le distributeur  puis et servie en complément alimentaire.

Tous les mois , le contrôle laitier est assuré par le Saperfel de la chambre d’agriculture , il permet de faire le suivi de la production,de connaitre  les taux TP et TB , le nombre de cellules pour chaque animal présent en traite. Suite au contrôle , une nouvelle ration alimentaire peut être créer afin de tenir compte de  la production de lait,de la morphologie ou de l état de santé de la vache.

Planning d’insémination.

La reproduction est en insémination artificielle dans la plupart des cas, sauf depuis l’arrivée du taureau sur l’exploitation.

Les inséminations sont réalisées par un inseminateur. Une fois par an , un planning de fécondité est établi pour sélectionner les paillettes de mâle reproducteur. A chaque vache est associé un mâle, en connaissant la génétique du mâle choisi et de la femelle présente souvent depuis plusieurs générations, on peut améliorer la génétique de notre troupeau.

Apres 3 à 4 échecs d’insémination, la vache  est placée dans la case avec le taureau pour une monte naturelle.

Pour confirmer la gestation de la vache, une échographie a lieu. Nous pouvons connaitre le sexe du futur veau et  s’il y a  présence de jumeaux ou pas.

Les vêlages se font sous surveillance humaine, si nous considérons que la vache a besoin d’aide particulière, nous l’aiderons sinon nous préférons la laisser faire seule. Apres vêlage, le veau est laissé à la mère, quelques heures, puis il est placé en case , où nous lui apporterons soin et alimentation.

essuyage du pis

Traite des vaches : Essuyage, mise en place de la trayeuse, traite, trempage.